Plateforme microfluidique digitale portative à base de résonance de plasmons de surface

Chercheurs principal : Maryam Tabrizian
Thème : Santé
Concours : Génomique en santé humaine - volet translationnel
Statut : En cours
Début : 1er oct. 2010
Budget : 795 000,00 $



On peut décrire un biocapteur comme une sonde biologique (une enzyme ou un microorganisme) couplé à un système photo-électronique d’amplification permettant d’observer de façon spécifique la présence d’une substance donnée (un biomarqueur du cancer ou le taux d’insuline). Les domaines d’applications des biocapteurs sont variés, tant pour l’environnement, la biotechnologie ou le domaine biomédical. Au cours des deux dernières décennies, le développement de biocapteurs basés sur un phénomène lumineux particulier (la résonance de plasmons de surface; RPS) a grandement contribué à notre compréhension d’une sonde biologique utilisée comme outils diagnostiques. Les sondes à RPS commerciales demeurent cependant très encombrantes (et donc, dispendieuses), en raison d’un système optique élaboré. De plus, la sensibilité de ces instruments pourrait être améliorée pour augmenter l’exactitude de leurs diagnostics.


Ce projet vise à développer et mettre au point un prototype de biocapteur portatif, en vue d’un transfert technologique vers l’industrie. Ce système intégrera une microélectronique innovatrice, un design optique original, des technologies de nanofabrication, et une chimie de surface novatrice pour la reconnaissance améliorée d’une sonde biologique. Aucune technologie qui combine ces caractéristiques dans le même biocapteur n'est actuellement disponible sur le marché.


La proposition actuelle de recherche translationnelle découle de l'intérêt de partenaires industriels à commercialiser cette technologie originale, économique et très attrayante, pour des applications environnementales (génomique) et médicales (protéomique). La réalisation de ce projet consolidera l'expertise des chercheurs québécois en nanofabrication en série aux installations uniques de l’université McGill et de l’IMI-CNRC et mettra cette innovation au profit des partenaires privés.

 

Cochercheurs:

Andrew Kirk Université McGill
Teodor Veres Institut des matériaux industriels du CNRC