Biomarqueurs génomiques et épigénomiques associés au glioblastome pédiatrique

Chercheurs principaux : Jacek Majewski, Tomi M. Pastinen, Nada Jabado
Thème : Santé
Concours : La génomique et la santé personnalisée
Statut : Terminé
Début : 1er avr. 2013
Fin : 31 mars 2017
Budget : 5 074 844,00 $



Objectif :

Mettre au point de nouveaux outils qui aideront les fournisseurs de soins de santé à reconnaître les mutations dans des tumeurs cérébrales, ce qui permettra de prodiguer aux enfants les soins les mieux adaptés à leur cas.


Une forme de cancer du cerveau incurable, l’astrocytome de grade élevé, cause le décès d’enfants et de jeunes adultes. Des chercheurs financés par Génome Canada et les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) ont décelé des mutations d’un certain gène chez une fraction importante d’enfants et de jeunes adultes atteints de cette tumeur cérébrale. Ces mutations expliquent partiellement pourquoi ce cancer résiste aux traitements.

L’équipe, dirigée par la Dre Nada Jabado, MM. Jacek Majewski et Tomi Pastinen, mettra au point de nouveaux outils qui aideront les fournisseurs de soins de santé à reconnaître ces mutations dans des tumeurs cérébrales, ce qui permettra de prodiguer aux enfants les soins les mieux adaptés à leur cas. Au moyen de technologies génomiques de nouvelle génération, l’équipe cherche également des cibles potentielles pour un traitement médicamenteux.

 

Résultats*

  • Meilleure compréhension de la manière dont la mutation de l’astrocytome de grade élevé influe sur la croissance des tumeurs. Un nouveau projet de 2017 financé par Génome Canada (Le cancer du cerveau chez l’enfant : attaquer le problème à la racine pour améliorer les chances de survie et la qualité de vie) permet de continuer à chercher de nouvelles anomalies et des vulnérabilités particulières que pourrait cibler un traitement.

  • Actions ayant contribué à l’adoption d’un nouveau biomarqueur servant de référence internationale pour le diagnostic de l’astrocytome de grade élevé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), fondé sur de nouveaux biomarqueurs pour deux mutations de l’astrocytome de grade élevé détectables dans les tumeurs ou le plasma.

  • Mise au point d’une nouvelle technique de biopsie moins invasive à des fins de diagnostic.

  • Découverte de mutations comparables dans d’autres formes de cancer, et non seulement chez les enfants. En effet, on observe le même résidu sur l’histone dans 20 % des cas de sarcome chez l’adulte (cancer musculosquelettique) et dans 13 à 15 % des cas de cancer de la tête et du cou.

  • Mise à l’essai de nouveaux outils pour le traitement dans deux essais cliniques aux États-Unis (consortium des tumeurs cérébrales pédiatriques), avec des patients de partout en Amérique du Nord.

  • Les patients qui présentaient ces mutations ont été séparés dans différents essais cliniques en fonction des résultats de tests montrant la mutation en question, cela afin d’éviter les traitements superflus.

  • Les résultats de recherche ont changé la compréhension du sujet sur le plan médical et sont maintenant intégrés aux programmes d’enseignement partout dans le monde.

  • Collaboration avec Millipore Sigma pour la mise au point d’anticorps pouvant servir à faire le suivi du biomarqueur – ces anticorps sont maintenant utilisés dans le monde entier pour le diagnostic de l’astrocytome de grade élevé (ils sont brevetés aux États-Unis et dans l’Union européenne).

  • Travail en partenariat avec Millipore Sigma pour la mise au point d’anticorps pour d’autres mutations.

  • Collaboration avec des équipes de recherche de partout dans le monde dans le cadre d’un consortium scientifique à grande échelle ayant permis d’obtenir un financement international considérable. Maintien de 100 ententes de transfert de matériel avec des organisations au Canada, aux États-Unis, au Royaume-Uni, en France, en Allemagne, au Liban, à Taïwan, en Australie, au Mexique et au Brésil.

  • Obtention d’un financement majeur de sociétés pharmaceutiques, de Génome Canada, des IRSC et des National Institutes of Health.

  • Formation de scientifiques de la prochaine génération – les étudiants et les boursiers postdoctoraux représentent au moins la moitié de l’effectif du laboratoire, qui compte 23 personnes.

  • Collaboration avec le Centre d’innovation de l’Université McGill afin d’être la première équipe au monde à mettre au point des outils de recherche de pointe qui permettent de comprendre la façon dont les mutations de l’histone influent sur l’épigénome.

  • Publication de 17 articles portant sur les résultats directs de la subvention de Génome Canada pour 2012, dans des revues respectées telles que ScienceBioinformaticsNature GeneticsNational Review of Cancer et Current Opinions in Oncology. Depuis 2013, les membres de l’équipe de recherche ont publié 58 articles additionnels sur des recherches connexes.

  • Volet GE3LS :
    • Études de cas portant sur la séparation des patients selon la mutation ont révélé une réduction des coûts en soins de santé et une amélioration de la qualité de vie des patients.
    • Collaboration avec des familles pour une meilleure compréhension de ce que représente la déclaration des l’information génétique (collecte d’information génétique pendant les tests qui pourrait se révéler pertinente pour d’autres membres de la même famille).
    • Poursuite des consultations avec les familles et les professionnels de la santé pour examiner les barrières sociales aux tests lorsque les résultats mènent à la séparation des patients et modifient l’accès au traitement.
    • Publication des résultats dans Nature GeneticsGenetics in MedicineBMC Palliative Care et Pharmacogenetics.

 

 

Pour en savoir plus sur ce projet, cliquez ici. (en anglais) 

 

 

Codemandeurs et utilisateurs :

Janusz Rak CUSM
Thomas Kislinger University of Toronto
Eric Bouffet SickKids Hospital, University of Toronto
Guillaume Bourque Centre d'innovation Génome Québec et Université McGill
Michel Tremblay Université McGill
Conrad Fernandez Dalhousie University
Jean Lachaine Université de Montréal
Gillian Bartlett-Esquilant Université McGill
Alexandre Montpetit Centre d'innovation Génome Québec et Université McGill
Gelareh Zadeh University of Toronto
Annie Huang SickKids Hospital, University of Toronto

 

*Révision : juillet 2018