Diagnostics de deuxième génération : Analyses fondées sur la technique iMALDI visant à surveiller l'activité protéique pour améliorer la sélection des patients pouvant recevoir des inhibiteurs de l'Akt dans le cadre d'un traitement anticancéreux

Chercheurs principal : Gerald Batist
Thème : Santé
Concours : Concours Génome Canada - Programme de partenariats pour les applications de la génomique (PPAG)
Statut : En cours
Début : 1er avr. 2016
Fin : 31 mars 2018
Budget : 1 900 000,00 $



Selon les récentes découvertes, le cancer n'est pas une entité monolithique, contrairement à ce que l'on croyait autrefois. En fait, la plupart des types de cancer se divisent en de nombreux sous-types, chacun d'eux portant une signature moléculaire distincte. On peut aussi en apprendre davantage sur la maladie en étudiant l'expression et la fonction des protéines liées au cancer. Dans certains cas, les renseignements obtenus permettent de déterminer si un traitement médicamenteux s'avérera efficace ou non. 

 

AstraZeneca a mis au point un nouveau médicament, l'AZD5363, qui interrompt la croissance des cellules tumorales en inhibant une protéine appelée Akt. L'entreprise cherche maintenant un moyen de cibler les personnes qui répondraient le mieux à ce médicament en surveillant l'activité de la protéine Akt chez les patients potentiels. La nouvelle technologie conçue par Christoph Borchers, appelée immuno-MALDI (iMALDI), utilise les anticorps et la spectrométrie de masse pour surveiller les formes multiples de la protéine Akt au moyen d'une seule analyse, ou intervention. Le présent projet permettra de valider cette analyse et mènera à la mise au point d'un test diagnostique qui sera commercialisé par MRM Proteomics Inc., entreprise basée à Victoria. Le test sera utilisé en clinique auprès des patients atteints de cancer colorectal, ainsi que d'autres types de tumeurs, pour déterminer quelles personnes répondraient le mieux à l'AZD5363, suivant son approbation.

 

La capacité de déterminer la réponse des patients à l'AZD5363 permettra de s'assurer que les patients reçoivent le traitement susceptible d'être le plus efficace en fonction des protéines liées au cancer observées, en plus d'éviter d'autres traitements coûteux, moins efficaces et possiblement toxiques. Le traitement optimisé améliorera la qualité de vie des patients, sauvera des vies et entraînera des économies d'environ 260 millions de dollars par année pour le système de santé. Cette capacité d'utiliser la protéomique pour cibler les patients qui sont les plus susceptibles de répondre à un traitement donné permettra également d'attirer au Canada des investissements biopharmaceutiques de millions de dollars pour poursuivre les recherches sur les biomarqueurs protéiques.

 

Codirigeant :

Christoph Borchers

University of Victoria, Université McGill - Centre du cancer Segal, Hôpital général juif

 

Codirigeants - Utilisateur :

Paul Elvin

AstraZeneca

Gaia Schiavon

AstraZeneca