|
|
Les enjeux de la génomique
Projets avec recherche GE3DS intégrée
Grand projet (concours 3) |
ARBOREA II :
Génomique pour la sélection moléculaire chez les résineux. Découverte de marqueurs génétiques visant à améliorer la productivité et la valeur de l’épinette grâce à la génomique fonctionnelle et la cartographie d’association |
Recherche GE3DS |
Analyse des impacts économiques et des enjeux sociaux et environnementaux |
- Grand projet sciences
- Recherche GE3DS
- Chercheurs GE3DS principaux
Les épinettes sont l’espèce la plus largement utilisée dans les plantations forestières canadiennes. La sélection de nouvelles générations d’épinettes peut cependant être un processus lent. Voilà pourquoi les chercheurs canadiens en génomique forestière étudient la croissance et le rendement des arbres, de même que les propriétés du bois à l’échelle moléculaire. La génomique forestière peut servir à améliorer la productivité et la compétitivité de l’industrie des produits forestiers du Canada, qui représente 81,8 milliards de dollars annuellement et assure plus de 375 000 emplois directs.
MM. John MacKay et Jean Bousquet, biologistes forestiers à l’Université Laval sont les directeurs du projet Arborea II : Génomique pour la sélection moléculaire chez les résineux.
Arborea II dressera un inventaire de la variabilité naturelle et de l’expression de milliers de gènes de l’épinette. Lorsqu’ils connaîtront les gènes spécifiques liés à la croissance et à la qualité du bois, les chercheurs pourront élaborer des outils et des protocoles qui permettront de choisir les épinettes à haut rendement qui possèdent les bois de meilleure qualité. On pourra ainsi améliorer la compétitivité de l’industrie forestière canadienne. Les cycles de sélection des épinettes peuvent durer plus de 20 ans. Les résultats prévus du projet contribueront à raccourcir la période nécessaire à la sélection et à l’amélioration des arbres au moyen des traits désirés, ce qui accroîtra la valeur commerciale des épinettes, sous forme de grumes de sciage et de bois à pâte.
Arborea II fera appel aux capacités de recherche du Service canadien des forêts et à des collaborateurs nationaux et internationaux, afin d’intégrer la recherche, le transfert de la technologie, les analyses économiques et les études de l’acceptabilité environnementale de l’amélioration moléculaire des épinettes. En concertation avec des organismes de recherche provinciaux et l’industrie des produits forestiers, l’équipe du projet créera de nouvelles connaissances sur une espèce d’arbre polyvalente et précieuse qui offre des avantages sociaux, environnementaux et économiques.
Cliquez ici pour visiter le site du projet. |
Impacts économiques
Un des extrants majeurs du projet ARBOREA II consiste en la mise en disponibilité de marqueurs génétiques associés aux caractéristiques de productivité et de qualité pour l’épinette blanche, lesquels deviendront des outils permettant de concentrer les efforts de reboisement en vue de résultats plus rapides. Mais quels sont réellement les gains pour l’industrie forestière et les gouvernements et la société?
L’objectif des analyses économiques est d’évaluer les impacts socio-économiques associés au transfert des connaissances développées par la recherche en génomique vers le milieu industriel et à leur mise en application. Nous évaluerons la rentabilité de la filière bois et les bénéfices économiques des plantations forestières en considérant l’apport de la génomique.
Enjeux sociaux et environnementaux
Dans la mesure où l’on s’entend sur de véritables impacts économiques à la fois pour l’industrie et pour la société, existe-t-il un contrepoids social à considérer? Et l’impact sur l’environnement? La seule évocation de la génomique pourrait faire frissonner la population. C’est pourquoi, nous voulons aussi tenter de comprendre quelle image les gens se font de l’utilisation de la génomique en foresterie (réceptivité), quels liens d’association font-ils spontanément avec la problématique forestière et environnementale, quelle compréhension développent-ils à partir de l’information reçue et finalement, comment réagissent-ils à l’idée d’utiliser la génomique en foresterie.
L’objectif est de développer une meilleure compréhension des enjeux reliés à la génomique forestière par le grand public et les détenteurs d’intérêt et de définir leur influence sur le système socio-politique |
NANCY GELINAS, Ph. D.
Professeure adjointe à la
Faculté de foresterie et de géomatique
Université Laval
Nancy Gélinas est professeure adjointe à la Faculté de foresterie et de géomatique de l’Université Laval. Son domaine général de recherche se classe sous le thème « économie politique ». Ce thème se veut une approche multidisciplinaire des problèmes économiques et sociaux. Plus précisément, l’économie politique forestière présente un vaste domaine d’application. En couvrant l’ensemble du réseau de création de valeur, cette discipline étudie tant l’aménagement forestier et la transformation du bois que l’aspect socio-économique de la foresterie.
Essayer de comprendre les réalités sociales et économiques dans lesquelles baignent les communautés forestières et ce, en adoptant une vision holistique de la foresterie, tel est l’essentiel de ses questionnements en termes de recherche. Ses axes de recherche tournent principalement autour de la notion de développement économique régional. Plus précisément :
- Mesure de l’efficacité et de la rentabilité de projets en foresterie et leurs impacts sur l’environnement (mesure des externalités).
- Gestion participative des forêts.
- Conciliation des aspects économiques, sociaux et environnementaux.
- Amélioration des processus décisionnels en aménagement forestier.
Des projets en cours visent à mieux comprendre les filières bois, de l’aménagement forestier jusqu’aux consommateurs, en passant par l’industrie de la transformation. Également, des projets portent sur l’importance socio-économique de la génomique forestière et son acceptabilité sociale ainsi que sur l’économique des valeurs intangibles de la forêt.
ROBERT BEAUREGARD, ing.f., ing., Ph. D.
Doyen de la Faculté de foresterie et de géomatique
Titulaire de la Chaire industrielle sur les bois d’ingénierie structuraux et d’apparence (CIBISA) au Département des sciences du bois et de la forêt
Université Laval
Robert Beauregard est doyen de la Faculté de foresterie et de géomatique de l’Université Laval. Il est également titulaire de la Chaire industrielle sur les bois d’ingénierie structuraux et d’apparence (CIBISA) au Département des sciences du bois et de la forêt. Son champ d’expertise est la modélisation des systèmes manufacturiers dans l’industrie forestière. Il développe des approches globales de conception prenant en compte les interactions entre la ressource forestière, le développement de procédés et de produits novateurs, dans le but d’améliorer la position concurrentielle des entreprises forestières québécoises et canadiennes.
Il a été chercheur au New Zealand Forest Research Institute de 1995 à 1997. De 1977 à 2000, il a joué un rôle clé dans la création du Département des produits à valeur ajoutée au Laboratoire de l’Est de Forintek Canada Corp. Robert Beauregard est membre de l’Ordre des ingénieurs forestiers du Québec, de l’Ordre des ingénieurs du Québec, de la Forest Products Society, de l’Institut forestier du Canada et de la Society of Wood Science and Technology.
|
|