Éducation
Résultats concrets marquants
Dans la pratique médicale :
- Des tests diagnostiques précoces pour établir le risque de développer le cancer du sein et le dépistage précoce du cancer du côlon
- L’identification de marqueurs génétiques de susceptibilité au diabète de type 1 et de type 2
- Des outils d’identification de donneurs de sang compatibles, essentiels à la survie des patients subissant des transfusions chroniques, tels les hémophiles
- Déjà , le dosage du Coumadin, un anticoagulant utilisé pour prévenir les thromboses et les embolies, peut être ajusté en quelques heures grâce à des tests génétiques permettant une alternative à l’approche du dosage « essai/erreur ».
- Des outils diagnostiques permettant de réduire le temps d’identification d’un microbe de 48 heures à 45 minutes et, ainsi, de mieux traiter les infections.
En microbiologie :
- Le décryptage de la bactérie C. difficile
Le décryptage de cette bactérie pathogène, répandue dans l’environnement hospitalier et qui s’est avérée mortelle chez les personnes âgées, a permis d’identifier des éléments de virulence (indice de gravité) et de mieux adapter les traitements des patients. Ces travaux ont ouvert la voie à des avancées technologiques majeures : tandis qu’il fallait de six à huit mois et de quatre à six personnes pour effectuer le séquençage* d’un génome bactérien au coût de 250 000 $, en 2009, un seul opérateur réussit à accomplir cette tâche en une semaine au coût de 10 000 $.
- Le décryptage du virus de la grippe porcine (A:H1N1)
Récemment, face à la pandémie du virus de la grippe porcine (A:H1N1), il aura fallu à peine trois semaines aux équipes de recherche pour séquencer le virus responsable de l’infection. Ces travaux ont permis de mieux comprendre la virulence et le mode de transmission de ce virus et ont facilité le développement de nouveaux vaccins pour la population.
En foresterie et en agriculture :
- On s’affaire actuellement à développer des outils permettant d’identifier les meilleurs arbres pour reboiser les forêts. On a déjà identifié des marqueurs très prometteurs qui permettront de cibler plus efficacement et rapidement les arbres à haut potentiel (croissance, qualité du bois, adaptation). Plusieurs types de cultures génétiquement sélectionnées permettent aujourd’hui de faire face aux espèces nuisibles et aux infections.
- Grâce à des projets tels qu’Arborea et d’autres initiatives pilotées par des universités québécoises, il sera possible d’augmenter la productivité et la compétitivité de l’industrie forestière tout en contribuant au développement durable de nos forêts.
- L’accroissement des connaissances et le développement d’outils génomiques en foresterie soutiendront les objectifs d’un virage vert pour la gestion des ressources forestières car ils permettront :
- D’anticiper et d’atténuer les impacts des changements climatiques sur le territoire québécois.
- De conserver la diversité génétique et biologique.
- D’optimiser la capture du carbone atmosphérique.
Les progrès engendrés par les résultats de ces recherches vont dans le sens d’un développement durable et ouvrent de nouvelles perspectives pour un environnement mieux protégé face aux changements climatiques.
En moins de deux ans, nous sommes passés d’une capacité à interroger 100 000 polymorphismes (changements d’une base dans l’ADN) à la fois à une capacité d’en interroger plusieurs millions à la fois. Grâce à la réduction vertigineuse des coûts de séquençage et au développement d’outils de plus en plus performants, il est envisageable, dans un avenir rapproché, de séquencer un génome humain complet pour 1000 dollars. Les perspectives sont alors infinies pour notre compréhension, à l’échelle de l’individu, de la santé et de la qualité de vie.